La Nouvelle-Calédonie ne veut pas sauver la planète contre le réchauffement climatique

août 1st, 2010

Une fois n’est pas coutume, un petit article sur l’économie dans un domaine que je connais un peu l’énergie. Ecrivain en dilettante,  je reviens un peu à la source de mon parcours puisque grâce au CNAM j’ai pu acquérir quelques connaissances en macro-économie qui me donnent envie d’écrire sur ce sujet.

La Nouvelle-Calédonie ne veut pas sauver la planète.

La situation de la Nouvelle-Calédonie, pays de 240 000 habitants est un peu particulière puisque puisqu’il s’agit de la seule collectivité inscrite dans un processus d’émancipation vis-à-vis de la Métropole et ses caractéristiques socio-économiques sont largement celles d’un pays développé. Puisque par la loi inscrite dans la constitution, par accord, par bon sens ou volonté politique, les calédoniens sont condamnés à trouver des ressources suffisantes pour gagner leur autonomie. Comme la ressource la plus viable de l’île est la métallurgie du nickel. Ecologie, développement durable et Nouvelle-Calédonie sont des mots qui ne riment pas ensemble. Développer les énergies durables c’est un devoir collectif à l’échelle de la planète mais notre participation au sauvetage de la Terre en diminuant nos propre gaz à effet de serre est une  impossibilité. Nos émissions sont en pleine croissance comme celles de notre PIB. Comme celles de la Chine « pays modèle ! » C’est le choix des Calédoniens. L’industrie métallurgique est trop énergivore pour rêver d’une production énergique propre. Dire autre chose c’est du pipeau !

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Pour la Calédonie devenir polleur c’est une question de survie et surtout de vie future. Pour ne pas être trop sérieux sur le sujet cela me fait penser à mon citronnier. J’ai un citronnier qui n’a jamais autant rapporté que cette année. Je ne sais plus quoi faire des citrons. J’en parle à un copain, un calédonien de souche bien au fait de la nature calédonienne. Il me répond « Il va crever ! ». Etonné, je lui réponds : « ça ne va pas, il n’a jamais autant produit ». Mais il insiste en m’expliquant que c’est l’instinct de survie qui le pousse à produire. Les plantes ont comme les hommes l’instinct de survie. L’instinct de survie, c’est protéger la planète mais n’est-ce pas aussi lutter pour éviter que le monde de demain ne soit comme mes citrons ; « que jaune ». Il ne nous restera que nos yeux pour pleurer pour avoir sacrifié notre civilisation pour la protection de l’environnement au profit des pays émergeants. Le bon sens paysan de mon copain m’a interpellé d’autant que j’ai plutôt de grosse envie de me reproduire en ce moment. Est-ce un signe ?

La plupart du temps l’électricité est produite à partir d’une source de chaleur, en utilisant la vapeur comme transporteur intermédiaire d’énergie. La vapeur fait tourner des turbines qui sont couplées à des générateurs électriques. La vapeur peut être produite en utilisant la plupart des sources d’énergie. Les énergies hydrauliques et éoliennes étant des exceptions puisque l’eau et le vent entraînent directement une turbine produisant un travail sur un générateur.

La production d’électricité se fait depuis la fin du XIXe siècle à partir de différentes sources d’énergie potentielles. Les premières centrales électriques fonctionnaient au bois. Aujourd’hui, en Nouvelle-Calédonie la production se fait à partir du pétrole, de l’énergie hydraulique, de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne.

Les moyens mis en œuvre sont diversifiés et dépendent de plusieurs facteurs dont notamment :

 

─ La production nécessaire,

─ Les technologies disponibles,

─ La réactivité de mise en œuvre,

─ Le rendement possible

─ Le coût éventuel des matières premières,

─ L’impact sur l’environnement occasionné

 

Origine de la production électrique en Nouvelle-Calédonie en 2006

Pétrole 82 %
Energie hydraulique 15 %
Énergies renouvelables hors hydraulique 2 %

Origine de la production électrique dans le Monde

Charbon : 39%
Gaz naturel : 20%
Énergie hydraulique : 16%
Énergie nucléaire : 16%
Pétrole : 7%
Énergies renouvelables hors hydraulique : 2%

Source DIMENC

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Pour la Nouvelle-Calédonie, tous ces chiffres ne peuvent qu’évoluer en défaveur des énergies renouvelables avec la production des nouvelles centrales à charbon pour satisfaire les besoins de Vale-Nouvelle-Calédonie dans le Sud du territoire et de KNS dans le Nord. Quoi qu’en disent les associations écologiques du territoire qui mélangent un peu les problèmes. Ceux à l’échelle mondiale et la réalité du territoire. Les grands pollueurs qu’il faut absolument freiner, raisonner, sont la Chine ou certains pays émergeants mais il faut du pragramatisme pour le faire et accepter l’idée de ce qui a été bon pour nous ne l’est pas pour eux mais le dire c’est responsable mais pas équitable. Retarder le processus en se faisant hara-kiri, par d’insignifiantes mesures très peu pour moi. « J’ai fini par comprendre la phrase de notre président "l’écologie ça suffit !" Je suis persuader qu’il faut se battre toujours et encore pour l’écologie mais si les autres ne font rien, c’est fichu. Voir un de mes articles sur l’Afrique du Sud. Ces propos sont contradictoires avec mes convictions mais deux nouvelles centrales au charbon en Nouvelle-Calédonie pour les vingt ans qui viennent contre une par jour en Chine comme l’a dit Bernard Kouchner, il faut raison garder.

Les allégations d’action Biosphère en Nouvelle-Calédonie (extrait d’un article de mars 2008)

Les choix énergétiques sont en effet encore largement soumis à un impératif unique : garantir aux opérateurs industriels du nickel, la SLN jusqu’ici, et bientôt Goro-Nikel (Vale) et KNS,  les meilleures conditions de rentabilité au détriment d’autres considérations comme l’environnement ou même l’intérêt général des citoyens calédoniens.

Alors que la communauté internationale se mobilise contre le réchauffement climatique à cause de ses conséquences catastrophiques sur l’ensemble de la planète, et privilégie les énergies renouvelables, la  Nouvelle Calédonie, s’achemine vers un programme très lourd de centrales thermiques au charbon, à Prony 1 et 2, Doniambo, Koniambo, en plus des centrales au fuel déjà existantes.

Avec la complicité de l’Etat, qui nous a exclu la NC du Protocole de Kyoto sur la réduction d’émission de gaz à effet de serre,  la Nouvelle Calédonie peut donc s’autoriser sans vergogne, à contribuer de façon très significative au dégagement de CO2, et donc à accentuer le réchauffement climatique. La France, qui n’est pas à un paradoxe près, a même accordé la défiscalisation à Prony Energie, une centrale qui ne répond plus aux normes en vigueur en métropole en matière de rejets de SO2 et de NOx, pourtant reconnus facteurs d’acidification des sols et de pluie acide  nuisibles pour la santé.

Pourquoi la Nouvelle-Calédonie ne veut pas sauver la planète en renonçant à polluer : Parce que ce n’est pas possible et qu’il n’est pas souhaitable de s’enfermer dans l’assistanat. Nous sommes sur la bonne voie, la Nouvelle-Calédonie est déjà un des rares pays ou territoire d’outre-mer français industrialisé. Un bon PIB et un taux de couverture correct générent moins de transferts financiers pour la France. La poursuite du développement industriel de la Nouvelle-Calédonie garantit ausssi une source d’approvisionnement  pour une matière hautement stratégique, le nickel, l’un des gros opérateurs pollueurs est une filiale d’Eramet, une multinationale bleue-blanc-rouge. La Nouvelle-Calédonie est loin de l’autosuffisance mais voyez le tableau ci-dessous.

SITUATION ÉCONOMIQUE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES D’OUTRE-MER
(En pourcentage)
 
DOM
Mayotte
Nouvelle-Calédonie
Polynésie française
Saint-Pierre-et-Miquelon
Wallis-et-Futuna
Métropole
(France entière)
Emploi public
36,3
47,4
39,1
32,4
33,4
65,00
22,7
Secteur industriel
6 à 10
-
-
-
-
-
17
Taux de couverture
8,6
1,80
73,2
10,4
10,1
-
89,9
Source : INSEE, 2007
Le PIB en Nouvelle-Calédonie est proche de celui de la Nouvelle-Zélande mais la conséquence de la crise mondiale est ressentie sur le Caillou comme partout dans le monde :
En 2008, la croissance économique e la Nouvelle-Calédonie est atone, à +0,6 %. S’il on tient compte des prix, en particulier ceux du nickel, le PIB apparaît en retrait de 5,8 % par rapport à 2007. Ces taux sont historiquement bas puisqu’il faut remonter à 1983 pour trouver une croissance réelle négative et en 1990 pour une contraction du PIB nominal. Ces résultats sont surtout le reflet de l’impact de la crise économique mondiale sur l’activité du secteur du nickel alors que le reste de l’économie a continué de progresser sur un rythme soutenu. J.P
autre source utilisée la documentation française

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Cicéron

août 1st, 2010

C’est le propre de l’homme de se tromper ; seul l’insensé persiste dans son erreur.
[ Cicéron ]

The End

Les mystères de l’écriture Maya

août 1st, 2010

Comment écrire Maya ? extrait d’un article de Jean-Michel Demetz, publié le 30/07/2010 à 07:00 sur le site l’Express.fr

Les Mayas adoraient varier les types d’écriture. A titre d’exemple, le glyphe du souverain Pakal. Il peut être représenté, à la manière d’un rébus, par un bouclier  car pakal signifie bouclier. On peut aussi l’écrire avec les syllabes phonétiques pa, ka, la. Lesquelles peuvent être combinées et dessinées différemment selon les endroits. A Palenque, la syllabe pa est céphalomorphe (en forme de tête). Peut-être, par marque de respect.

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Enfin, pas tout à fait. "Les progrès ne sont pas linéaires, témoigne Jean-Michel Hoppan. On revient sur l’identification de certains glyphes, à la faveur de nouveaux compléments phonétiques. Et, désormais, après le lexique, on s’attache à reconstituer la grammaire. Il y aura toujours des incertitudes." Aujourd’hui, on a identifié près de 800 signes. On sait aussi que l’écriture se lit de gauche à droite, par colonne de deux. A ce jour, la plus ancienne écriture maya, trouvée à San Bartolo (actuel Guatemala), remonterait au 1er siècle avant Jésus-Christ.  

Restent de nombreux mystères non résolus. Quelle fut l’origine de cette écriture ? La civilisation olmèque, qui connut une période d’épanouissement entre 1 200 et 600 ans av. J.-C., fut-elle la culture-mère de l’Amérique centrale ? C’est un objet de discussion. Il semble que les Olmèques avaient un système symbolique mais pas lié au langage. Autre inconnue : qui savait écrire dans la société maya ? seule une caste de scribes ? le peuple ? Certaines poteries ou stèles montrent des scènes d’écriture où l’on voit, entourés de serviteurs, des scribes - ou des princes ? - pinceau à la main et parmi lesquels on compte des femmes, aussi. Pourquoi, enfin, ne trouve-t-on plus d’inscriptions sur les monuments postérieurs au ixe siècle après Jésus-Christ ? Parce que les rois, incarnations des forces cosmiques, sont remplacés par des assemblées ? Les Mayas écrivaient pour trouver leur place dans le calendrier universel : en cessant d’écrire se sont-ils condamnés à mort ?  

Toutes ces questions et bien d’autres encore trouveront, peut-être un jour, leur réponse dans des codex qui seraient miraculeusement préservés dans des grottes à l’air sec. Le roman du déchiffrement du code maya n’est pas achevé.  

Pour en savoir plus : Breaking the Maya Code, par Michael D. Coe. Thames et Hudson, New York, 1999. Les Mayas, par Eric Taladoire et Jean-Pierre Courau. Ed. du Chêne, 2010, 25 euros.  
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12e Salon du livre insulaire à Ouessant

août 1st, 2010

Lieu : Ouessant
Dates : du 18 Août 2010 au 22 Août 2010

Organisé sur l’île d’Ouessant depuis 1999, le Salon international du livre insulaire, rassemble les écrivains et les éditeurs des îles. Pour sa 12e édition, la manifestation met à l’honneur les îles de Bretagne.

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Les abeilles : des insectes à surveiller

juillet 31st, 2010

« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre… ». Le bon sens populaire attribue à Albert Einstein cette affirmation. Si rien ne prouve que Monsieur Einstein ait effectivement prononcé cette phrase, on peut s’interroger sur la véracité de cette information. Quel danger menace aujourd’hui les abeilles et par extension notre propre espèces ? Que peut-on faire pour y remédier ?

L’abeille existe sur notre planète depuis 80 millions d’années. 80% de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles. Les abeilles sont donc  indispensables à la production de fruits et légumes. 40% de notre alimentation en fruits, légumes, oléagineux, dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles. Vingt mille espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles.

Depuis 1995, près de 30% des colonies d’abeilles disparaissent chaque année et en dix ans 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Aujourd’hui, on perd entre un quart et un tiers de nos abeilles par an. La faute à une utilisation excessive de pesticide, à la disparition des plantes nourricières et à l’élimination des sites de nidification. C’est  une crise de la pollinisation qui menace la biodiversité de la planète. A titre d’exemple, lorsqu’une plante tropicale disparaît, on estime qu’elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s’éteignent ! La disparition des plantes est dramatique quand on sait que les trois quarts de la population mondiale se soignent grâce à elles, et que 70% de nos médicaments en sont dérivés…

extrait d’un article d’Ange Santenard

Ce phénomène de disparition ne touche pas encore la Nouvelle-Calédonie mais je lisais aujourd’hui un article dans le journal Demain où un apiculteur calédonien relatait avoir eu des problèmes d’effondrement du nombre d’abeilles de ses ruches. 100 tonnes/an sont produits localement et couvrent presque la totalité de la consommation du Caillou. J.P

Ci-dessous nos abeilles sur un arbre du voyageur une photo du blog de http://paesaggio.over-blog.com/20-categorie-10263856.html

Abeilles sur Ravenala à Dumbéa

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Trop peu le savent ici : l’arbre du voyageur, Ravenala madagascariensis (famille des Streliziaceae), a été introduit en Nouvelle-Calédonie en provenance de Madagascar. Sa sève sucrée attire les abeilles. Il faut dire que Dumbéa est le principal fief de l’apiculture calédonienne. En province Nord, on collecte encore le miel sauvage.
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Pierre Lecomte du Noüy

juillet 30th, 2010

Il n’existe pas d’autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle.
[ Pierre Lecomte du Noüy ]

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Humour Calédonien : les drapeaux de Wahono

juillet 30th, 2010

Je vous offre ce dessin de Johannes Wahono inspiré par les deux drapeaux calédoniens qui flottent sur la province Sud depuis le passage de François Fillon notre premier ministre.

Demain en Nouvelle Calédonie est un hebdomadaire  tiré à 13 000 exemplaires. Directeur de publication : Isabelle Lafleur demain@dnc.nc

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Giacomo Leopardi

juillet 29th, 2010

Les maux sont moins néfastes au bonheur que l’ennui.
[ Giacomo Leopardi ]

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Le Nazi et le barbier d’Edgar Hilsenrath

juillet 29th, 2010

Editeur : Attila
Publication : 18/3/2010

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Traduit de l’allemand par Jörg Stickan et Sacha Zilberfab. Ce pur chef d’oeuvre a été publié pour la première fois il y a 40 ans.

Résumé du livre par EVEN

Max Schultz a les cheveux noirs, des yeux de grenouille, le nez crochu, les lèvres épaisses et les dents gâtées. Tout le monde le prend pour un juif. Enfant bâtard, mais ‘aryen pur souche’, battu, violé et humilié durant son enfance, il grandit avec Itzig Finkelstein, le fils du coiffeur juif Chaim Finkelstein ; ils sont les meilleurs amis du monde. En 1932, Max assiste à un discours de Hitler, en compagnie de tous ceux qui, un jour ou l’autre, ont pris un coup sur la tête, ‘que ce soit de Dieu ou des hommes’ . Il s’enrôle alors dans les SA, puis dans les SS, où il connaît une promotion foudroyante. Durant la guerre, il est responsable d’un camp de concentration en Pologne où disparaissent son ami et toute la famille Finkelstein. Recherché, après la guerre, comme criminel de guerre, il tente de se faire passer pour juif et y parvient. Endossant l’identité de son ami Itzig, il devient un sioniste prosélyte, traversant l’Europe à pied pour rejoindre la Palestine, où il commence à enseigner les textes sacrés.

qui est Edgar Hilsenrath ?

 Edgar Hilsenrath est venu au monde en 1926 dans une famille de commerçants juifs. Il a grandi à Halle. Avant « la nuit du pogrom du Reich » en 1938, il s’est enfui avec son jeune frère et sa mère chez ses grands-parents à Siret en Bucovine, Roumanie. Le père avait eu tout d’abord l’intention de les rejoindre, ce que la déclaration de la guerre a rendu impossible; il gagna la France où il resta pendant toute la guerre. En 1941 Edgar Hilsenrath, son frère et sa mère, ainsi que tous les camarades et les parents de Sereth furent déportés dans le ghetto roumain de Mogilev-Podolsk, qui se trouve aujourd’hui en Ukraine. Lorsque le ghetto fut libéré en mars 1944 par les troupes russes, Hilsenrath se rendit à pied à Sereth et de là gagna Tchernivtsi. Avec l’aide de l’organisation de Ben Gurion, Hilsenrath, ainsi que de nombreux juifs survivants, tous munis de sauf-conduits étrangers, gagna la Palestine. Pendant le voyage, aussi bien qu’en Palestine même, il lui arriva souvent de se trouver en prison, mais à chaque fois il recouvra peu après la liberté. En Palestine il vécut de petits jobs, ne se sentit cependant jamais chez lui et résolut en 1947 de rejoindre en France sa famille, qui s’était dans l’intervalle trouvée réunie. Au début des années cinquante la famille entière émigra à New-York. Là, Edgar Hilsenrath subvint à ses besoins à l’aide de petits boulots, tout en écrivant son premier roman, La Nuit, dont la première publication a rencontré de sérieuses difficultés, parce que la direction de la maison d’édition, effrayée par la crudité du texte, retira le livre de la vente peu de temps après sa parution (voir la note sur la critique acerbe de Raddaz, sous la rubrique « Littérature »). Le roman suivant Le Nazi et le Barbier, qui a fait connaître Hilsenrath en tant qu’écrivain aussi bien en Allemagne que dans le monde entier, a été conçu pendant un long séjour à Munich. En 1975 Edgar Hilsenrath est revenu définitivement en Allemagne pour baigner dans la langue allemande. Depuis il réside à Berlin.

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Un spectacle exceptionnel soutenu par la F.O.L. Cocorico à Nouméa

juillet 29th, 2010

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