Sudbury, la grève la plus longue pour Vale Inco
On en parle peu en Calédonie, grand pays producteur de nickel et partenaire de Vale Inco. Une question que pourraient se poser mes compatriotes qui vont avoir à faire à la multinationale. Pourquoi cela peut durer aussi longtemps ? Plusieurs raisons, mais une à méditer. Plus la multinationale est puissante et riche, plus elle peut se permettre d’arrêter sa production et attendre des jours meilleurs pour mettre à genoux les syndicats. Bon courage messieurs les syndicalistes calédoniens. J. P (après une envie de commenter l’actualité).
LA PRESSE CANADIENNE
La grève paralysant les installations qui permettent à Vale Inco d’exploiter du nickel à Sudbury, en Ontario, est le plus long conflit de travail dans l’histoire centenaire de la société minière.
Plus de 3000 travailleurs sont en grève depuis le 13 juillet à Sudbury et à Port Colborne, où Vale Inco mène des activités de plus petite envergure, brisant ainsi le record de huit mois, trois semaines et deux jours qui avait été établi en 1978-1979.
«Il s’agit d’un record qu’on aurait préféré ne pas briser», a affirmé le directeur des Métallos pour l’Ontario et le Canada atlantique, Wayne Fraser.
À moins que ne survienne un changement subit dans la position du syndicat ou de l’entreprise, il est difficile d’imaginer quand et comment la grève prendra fin, estiment des observateurs.
Le prix du nickel a bondi de manière significative depuis que le conflit de travail a éclaté, passant d’environ 7 $ US la livre, en juillet, à plus de 11 $ US la livre. Mais Alan Hall, de l’Université de Windsor, est d’avis que la demande pour ce métal devra augmenter encore plus avant que Vale Inco y voit un motif pour s’entendre avec le syndicat.
Pratiquement aucun progrès n’a été accompli au cours des discussions tenues entre l’entreprise et le syndicat depuis que la grève a été déclenchée.
Vale Inco désire réduire une prime versée aux employés qui varie selon le prix du nickel et de faire souscrire ses nouveaux employés à un régime de retraite à cotisation déterminée, plutôt qu’à prestations déterminées. Toutefois, le syndicat s’y oppose.









