Le prix des livres en Nouvelle-Calédonie : Ce n’est pas clair !
Je partage le point de vue sur ce sujet avec les intervenants de l’article LNC paru cette semaine mais mon témoignage personnel serait le suivant : Publié chez l’Harmattan pour mes premiers livres, des livres aux sujets calédoniens pourtant, ils ne sont pas accueillis comme des produits locaux. Comme je n’ai jamais trouvé d’éditeur calédonien, comment faut-il faire ?
Problème que cela pose ? Peu de médiatisation, remise de marge faites aux ouvrages dits "locaux" inexistante. Une marginalisation qui s’ajoute aux coûts élevés des livres au départ. Dur ! Dur d’écrire en Calédonie, au point que je me demande si je vais commettre d’autres publications. J’oubliais. Mon amie Cathie de Book’in par exemple diffuse mes livres mais comme mes éditeurs ont leurs propres structures de vente en ligne. Je ne suis pas en ligne sur le site de vente calédonien et complétement ignoré par l’association des écrivains calédoniens parce que je n’en fais pas parti. Je ne comprends pas bien les rouages de la diffusion en Calédonie pourtant je suis Calédonien ! Une simple mesure de bon sens serait simple à prendre. Les marges sur 500 à 1000 livres d’un livre calédonien, (c’est le potentiel de vente ici) pourraient être réduites ou plafonnées à 15 %. Plutôt que d’appliquer la même marge que sur le dernier Coelho à 45 % ou 50 % (marge acceptable pour un continental si on prend en compte le prix du choix offert pour un petit nombre de livres vendus). A noter que ce débat à lieu régulièrement sans résultat. Espérons que la maison du livre de Nouvelle-calédonie avec son jeune directeur fédére tout cela et que les subventions publiques aillent aux organismes publics (dans le sens pour tout le monde indistinctement) pour plus d’équités. J.P
Extrait d’un article des Nouvelles Calédoniennes sur le sujet
Pourquoi les livres sont-ils si chers ?
De plus en plus concurrencés par la vente en ligne, les libraires de la capitale ne baissent pas leurs prix pour autant, puisqu’ils restent 50 à 75 % plus cher qu’en Métropole. Les professionnels invoquent des coûts de transport élevés et le problème des invendus qui ne peuvent être renvoyés. Mais cela n’explique pas tout.
En choisissant de se passer de distributeurs et de revendeurs pour la sortie de leur tout premier album- jeunesse (lire ci-contre), Sylvain Lorgnier et Fly, auteur et illustrateur, ont relancé le débat sur le prix du livre.
Pourquoi les ouvrages locaux sont-ils si cher ? Comment expliquer que le prix des livres importés soient 50 à 75 % plus élevés qu’en Métropole, alors qu’ils font partie des rares produits à ne pas être taxés à l’entrée du sol calédonien (hormis sur les frais de port) ?
Ces questions interpellent les lecteurs, qui sont de plus nombreux à commander en ligne, quand ils ne font pas le plein chez les bouquinistes ou dans les vide-greniers. « J’ai des clients qui venaient m’acheter 5 livres d’un coup et qui, aujourd’hui, passent simplement nous dire bonjour », constate Barbara Chéron, libraire au magasin Pentecost.
Pour les ouvrages locaux, le coût élevé de l’édition est le premier argument posé sur la table par les professionnels. « Les frais d’auteur, la correction ou la mise en page sont à peu près les mêmes qu’en Métropole, indique Cathie Manné, la responsable de Book’in distribution. Le problème, c’est la taille du marché calédonien. Les coûts ne sont pas amortis de la même façon selon qu’on vende 1 000 ou 100 000 exemplaires. » … suite de l’article de Coralie Cochin - Photo : Delphine Mayeur










