Christchurch pleure et moi aussi

Noël 2009, j’étais en vacance en Nouvelle-Zélande à Christchurch. J’ai pu assister à l’un des plus beaux récitals de chants religieux qu’il m’eut été donné d’entendre dans la cathédrale de cette charmante ville. Je frisonne encore d’émotion au souvenir de ce Noël anglo-saxon marqué par les chorales de jeunes néozélandais en uniforme chantant des cantiques pour évoquer la nativité accompagnés par le plus bel orgue de l’hémisphère sud, un bijou d’instrument entretenu avec amour par l’évêché qui fait l’admiration des visiteurs. Est-ce que l’orgue est encore debout ? C’est la question qui m’est venu à l’esprit en découvrant la destruction de l’édifice. Ensuite, seulement après l’énoncé du premier bilan, ces dizaines de morts et de disparus, je suis revenu sur terre et j’ai eu une pensée pour toutes les victimes. Parmi elles, il y avait peut-être des gens que j’ai croisés ou des personnes qui m’ont si gentiment renseigné pendant mon séjour là-bas.

 

Tandis qu’un fou tire sur son peuple en Lybie, un des plus beau pays du monde subit injustement les affres des caprices de dame nature. Il y a des jours où il ne faudrait pas allumer sa télévision.

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One Response to “Christchurch pleure et moi aussi”

  1. Joël Paul » Blog Archive » Au pays du long nuage blanc de Charles Juliet dit:

    […] Le titre de ce livre, Au pays du long nuage blanc est emprunté à une légende maorie très connue. C’est une manière poétique de désigner la Nouvelle-Zélande. Charles Juliet a écrit ce journal au cours d’une résidence de cinq mois qu’il a effectuée l’année dernière à Wellington. Il l’a tenu avec assiduité, afin de garder trace de ce qu’il a vécu au long de ce séjour. On trouvera dans ces pages le récit de ses rencontres, de ses voyages à Auckland, et dans l’île du sud à Dunedin et Christchurch, puis de son passage à Singapour. On trouvera également des notes de lecture, des notes sur la Nouvelle-Zélande, sur ses habitants, des notes de réflexion sur la création poétique alternant avec des souvenirs d’enfance et des poèmes. Ces pages d’une certaine diversité n’ont rien d’anecdotique. Écrites avec rigueur, elles ont été méditées et sont d’une réelle densité. Plusieurs ont trait aux thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d’une meilleure compréhension des autres et du monde. Bien que différent des cinq tomes précédents, ce Journal s’inscrit tout naturellement dans leur prolongement. […]

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