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Ad vitam aeternam

EXPOSITION ‘LE PREMIER EMPEREUR’ AU BRITISH MUSEUM

Il était une fois en Qin. Histoire de dépasser le mythe, jusqu’au 6 avril 2008, soit plus de 2.200 ans après sa mort, l’esprit de Ying Zheng (259 av. J.-C., 210 av. J.-C.), le tout premier empereur chinois, investit la bibliothèque du British Museum de Londres en compagnie de ses fidèles soldats de terre cuite. L’occasion d’éclairer les parts d’ombre d’un règne qui changea la face du monde, à tout jamais.

C’est l’opium de la mémoire, rien ne vaut une superproduction cinématographique pour sauver une figure légendaire de l’oubli. Avec son film ‘Hero’ (sorti en 2003), Zhang Yimou a déchaîné un regain d’intérêt pour la genèse de son propre pays : la Chine. En romançant l’odyssée du pacificateur des Royaumes Combattants en un seul et même Etat politique au IIIe siècle avant J.-C., le réalisateur avait-il l’intention de remettre le premier empereur sur le trône ? Conquis, mais pas incorruptible, le British Museum n’a pas failli à sa réputation d’antre de la vérité, lui préférant les preuves scientifiques aux croyances séculaires. Dans le cas de son exposition consacrée à Ying Zheng, comme le souligne Neil MacGregor, directeur de l’institution, le souci d’objectivité domine tout recours au sensationnalisme : “Nous sommes ici dans un musée d’histoire et non dans un musée d’art”. Nul crédit aux superstitions. La suite de l’article

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