La feuille blanche
Une feuille blanche et nue,
Aspirait comme une sangsue,
L’encre d’un ingénu
Qui pensait avoir tout vu.
Son stylo se mit à débiter
Sur sa feuille de papier,
Une suite de mots bien articulés,
En formant des phrases, qu’il n’avait pas pensées.
Voilà qui est bien étrange !
Est-ce l’action d’un ange !
Qui se sert de moi ou du moins de mes phalanges,
Pour écrire, sur l’écrit, ces modestes louanges.
Si le stylo avance sans qu’on ait à penser.
Pourquoi est-ce si dur, alors, d’être édité !
Peut-être, faudrait-il toujours écrire sans regarder,
Pour aux lecteurs offrir des réflexions censées !
Joël PAUL








