Voyage en Nouvelle-zélande

Vacance chez les Kiwis

Un long article pour des vacances trop courtes

 

Avant tout une petite précision, le kiwi animal fétiche des néozélandais est un animal nocturne pour le voir au zoo il faut se dilater les pupilles dans une pièce sombre et réfrigérée comme pour admirer les coraux fluorescents de notre aquarium à Nouméa. Comme je suis traité pour un risque de glaucome avec un collyre à base de pilocarpine mes pupilles rétrécies n’ont pas pu me permettre de voir le bel oiseau et le coup de lampe électrique que j’ai dû mettre pour ne pas rester coincé dans le noir (je trimballe une petite lampe sur moi pour ces cas) m’a valu le murmure désapprobateur des autres hiboux présents dans la salle. On fait connaissance avec les indigènes comme on peut, mais revenons au début de mon périple.

 

Nous avions décidé ma famille et moi de commencé par l’île du Sud mais pour cela un passage par Auckland est obligé puisque les vols internationaux arrivent là. Nous nous posons sans encombre après avoir perdu deux heures de vie à cause du décalage horaire. J’avance de deux heures ma montre pour ne pas rater ma correspondance trois heures plus tard mais à cause des embouteillages pour la queue interminable pour récupérer nos bagages nous nous sommes retrouvés 5 minutes devant la bonne « gate » pour embarquer sur un vol domestique vers Christchurch « merci Ben Laden ». 1h35 de vol plus tard, nous atterrissons sur l’île du Sud et en moins de temps qu’il faut pour le dire nous sommes au seuil de la porte de sortie de l’aéroport avec un trolley croulant sous les bagages car je suis le seul pousseur de la famille. Le ciel est gris, il fait un froid de canard mais un homme âgé, les gens travaillent tard en Nouvelle Zélande pour faire plaisir à Sarkozy, tient devant son ventre une pancarte avec « Paul’s family » inscrit dessus. Nous échangeons quelques mots avec notre chauffeur qui constate vite les limites de mon anglais. Cela étonne toujours les anglophones qu’il existe des humains qui ne parlent pas la langue de Shakespeare et cela m’étonne toujours du peu d’effort que font les anglo-saxons qui travaillent dans le tourisme pour apprendre quelques mots de français.

 

L’homme « shuttle » nous dépose 15 minutes plus tard à l’Ashleigh Court Motel. Le gérant est jovial sans pour autant parler le moindre mot de français. Il nous fait visiter notre appartement impeccable, les anglo-saxons sont indéniablement plus « clean » que les français, il ne leur manque que le bon gout et la cuisine pour devenir la race supérieure. Notre hôtelier insiste lourdement sur les « rubbish », les poubelles à vider et à trier recyclable ou non, de toute évidence ces clients extraterrestres qui ne comprennent pas l’anglais l’inquiète. Nous découvrons notre univers, des lits confortables avec matelas chauffants ainsi que des chauffages d’appoint dans le salon et la salle de bain. Nous avions omis ce détail, la Nouvelle Zélande est un pays froid. Me rappelant du fameux « Antartic Park » vanté sur les prospectus qu’Asia Voyage m’a fournit à Nouméa, je fais un cours de géographie à Patrick mon fils de 10 ans en lui expliquant que la Nouvelle Zélande est proche du pôle Sud et qu’il y a des climats tempérés en hémisphère Sud etc. Avec un enfant de dix ans je deviens très fort en histoire géo. A dix minutes de marche nous découvrons un super complexe Westfield avec tout à moitié prix voir moins qu’à Nouméa. Dung mon épouse jubile par avance avec en prime un « supermarket » avec fruits légumes et vins qui nous permet de revenir chargés mais rassurés au motel. Nous ne mourrons pas de faim. Programme de la soirée, une bonne nuit de sommeil sous la couette pour affronter l’exploration de la ville programmée dès l’aube.

 

nz-petit-train-de-chritchurtch.jpgA l’aube du lendemain plus des broutilles de minutes nous prenons en pulls et chaussettes un petit déjeuner d’œufs et bacon à l’anglo-saxonne car le français ne « speak » pas mais sait s’adapter. Nous partons à l’assaut de la ville après ce déjeuner revigorant d’autant que le café que j’avais emporté de Nouméa à trouvé une salutaire cafetière pour faire mon bonheur. A deux pas du motel un grand parc nous sépare de la ville, c’est de suite l’enchantement, Christchurch est le jardin de la Nouvelle Zélande nous le découvrons de suite en cheminant sur un sentier bordé de cerisiers au bord d’un Golf en pleine ville et d’accès libre semble t-il. Au bout du sentier un randonneur auprès duquel je m’étais enquis d’être sur le bon chemin pour la city nous propose de faire un détour par le jardin botanique à deux pas. Nous y allons. Là plus qu’un enchantement, un ravissement peut-être, nous découvrons un jardin botanique incroyable. Une collection d’arbres du monde entier et de grandes tailles car ce jardin existe depuis longtemps. Ils nous explosent à la figure. Des cèdres, des marronniers, des tilleuls des essences endémiques de climat tempéré sont disséminés harmonieusement. A chaque détour on s’attend à croiser Merlin l’Enchanteur. J’ai envie d’enlacer ces arbres qui me rappellent mon enfance métropolitaine. Je croque dans un fruit du marronnier pour montrer à Patrick que je connais ce fruit mais dans la coquille verte point de marron mais une sensation de brulure dans ma bouche mes démonstrations font finir par me filer une allergie comme Coluche dans Banzaï. Et que dire de la roseraie aux parfums enivrants. Nous faisons une halte dans le salon de thé pour reprendre un petit déjeuner car la nature sa creuse. Nous poursuivons notre exploration en sortant du parc. Nous longeons un collège so british une réplique de l’établissement du film « Le cercle des poètes disparus ». Nous laissons passer un premier train pour mieux l’admirer, un admirable antique petit train de bois et cuivre qui sillonne la ville au milieu des tramways, des bus rouge à étage et des voitures qui roulent à gauche, une inquiétude pour moi qui compte louer une voiture.  Nous embarquons dans le train de conte de fée enguirlandé pour « Merry Christmas ». Nous découvrons la ville, un mélange de moderne et d’ancien assez laid avec des bâtiments consolidés par des fers IPN car la ville subit au moins deux secousses sismiques par jour de faibles amplitudes qu’on ne ressent pas mais la Nouvelle Zélande ce n’est que des volcans et les nz-organiste.jpgvilles sont construites sur des volcans. Après avoir fait le tour complet un gros rectangle qui nous a fait repérer le meilleur endroit pour descendre nous descendons à la station cathédrale, une belle cathédrale qui ne vaut pas nos monuments de France mais qui nous offrira le spectacle d’un intérieur remarquable en particulier un plafond de boiseries magnifiques. Le bedeau en tenu d’époque Elisabeth1ère est aussi étonnant pour nous, une coutume que nous découvrons. Un orgue magnifique saute aux yeux dès que l’on franchit le seuil de la cathédrale et par une extraordinaire chance, une chorale d’enfants de cœur vêtus d’aubes rouges donne un récital de chants de Noël, magnifique ! L’organiste passe de l’orgue, une œuvre d’art, au piano à queue pour accompagner les voix cristallines qui montent vers Dieu. J’en ai les larmes aux yeux. La ville a du charme si on fait abstraction de l’aspect hétéroclite des bâtiments, au centre ville un grand magasin Ballantynes offre aux chalands divers tableaux d’automates grandeur nature dans ces vitrines, c’est l’attraction de Noël de la ville. C’est vendu, la Nouvelle Zélande va nous plaire. Nous regagnons fourbus et les pieds endoloris notre motel car nous avons pris un mauvais sentier dans le parc et fait un long détour.

 

Les jours suivants seront à hauteur de ce premier contact. Le lendemain de ce premier jour nous nous réveillons sous un ciel radieux « the weather is fine to day » confirma Steven qui appela notre « shuttle » pour le zoo. La route vers le Zoo nous fait découvrir la campagne aux portes de la ville, des moutons à perte de vue et des lapins qui pullulent, en plein jour on les voit sautiller dans les champs d’herbes sèches et jaunes ou des ballots de paille emmaillotés de plastique attentent d’être engrangés. Les haies de pins très hautes taillées comme des haies d’ornement et étêtées par une coupe en brosse m’étonnent. Elles donnent un cachet unique à la campagne mais comment font-il pour élaguer de cette manière ces haies géantes ? J’ai visité de nombreux zoo dans de nombreux pays, sans être blasé, je ne m’attends pas à un zoo extraordinairement riche. La première impression semble confirmer mes aprioris. Il me semble qu’on nous a déposés devant un parc forestier amélioré comme celui de Nouméa mais nous allons très vite découvrir ce qui fait la spécificité de ce zoo et son attrait, la possibilité nz-patrick-et-son-lama.jpgd’approcher de très près les animaux. Nous avons pu nous promener en cage dans l’aire des lions qui sautent sur la cage ou montent dessus attirés par la viande qu’un gardien distribue. Dans ce zoo, ce sont les visiteurs qui sont en cage. Idem pour les girafes que l’on nourrit et que l’on peut caresser ainsi que les rhinocéros, des chars d’assaut, que je n’avais jamais approché si près. Les animaux endémiques ne m’ont pas spécialement intéressé et j’ai évoqué ma découverte du kiwi en préambule.

 

Je voulais absolument découvrir la haute montagne et traverser la Nouvelle-Zélande du Pacifique à la mer de Tasman, une ligne de chemin de fer la Tranzalpine qui relie Christchurch à Greymouth pnz-lion.jpgermet de le faire. Je n’hésite j’embarque ma famille dans l’aventure 4h30 de train à l’aller autant au retour. En plus du charme du voyage en train, un vrai train avec Wagon restaurant et tout et tout qui me donne un avant goût d’un fabuleux voyage que je rêve de faire, la traversée de la Russie de Moscou à Vladivostok de cette manière. Nous avons pu de ce train découvrir ce qui nz-greymouth.jpgfait le charme de la Nouvelle Zélande, les cratères de volcan, les sommets enneigés des Alpes du Sud, les canyons ou coulent des rivières tumultueuses coincées dans des gorges profondes à cause des crues à la fonte des neiges, le paysage est tout bonnement grandiose. Une halte à Arthur Pass une gare à 2300 mètres d’altitude avec une température d’environ 5°C et nous sommes en été faut-il le rappeler sera le clou du voyage et que dire de l’arrivée à Greymouth ou nous ne resterons qu’une heure. Le froid et la pluie nous feront nous précipiter dans la première brasserie que nous trouverons pour prendre un chocolat chaud devant un feu de cheminée ! Ma femme et mon fils sont frigorifiés, moi aussi, mais je trouve cela génial. Nous avons quitté Nouméa ou nous crevions de chaud avec plus de 30°C, je revis !

 

Les choses vont s’accélérer avec l’arrivée de mon grand fils de 22 ans et sa petite amie Miriama, une tahitienne qui cachera très vite son beau tatouage dans le bas de son dos. Je l’avais prévenu mais « Aïta péa péa », casse pas la tête, elle a débarqué habillée comme à Nouméa. La veille, j’avais loué une voiture une Subaru Legacy automatique que je pris vite en main, plus vite que la conduite à gauche qui me pose nz-patrick-et-micky-en-antarctique.jpgproblème, mais à deux avec Didier nous maitriserons la situation. Notre nouvelle mobilité nous pousse à explorer d’autres endroits de la ville nous commenceront par Antartic Park qu’il ne faut pas rater nous avait-on dit ce n’est pas très loin de notre motel et nous en profiterons pour peaufiner notre technique de conduite en duo. « Antartic Park » est un lieu formidable pour rappeler aux touristes la proximité du continent glacé. La base Scott y est reproduite, c’est très pédagogique, des planches, du matériel, des vidéos permettent de s’initier à la vie polaire. Une première salle nous gratifie d’une chute de neige artificiel Patrick est ravi, il n’en a jamais vu en vrai. Le temps fort de la visite c’est une salle réfrigérée qui reproduit le froid polaire. On équipe les visiteurs de vestes adaptées et de caoutchouc pour les pieds. A l’intérieur, le sol est de neige tassé, il fait – 7 °C les enfants peuvent faire du toboggan sur la glace. Miriama quitte rapidement la salle, l’océanienne est gelée. Elle est suivit de ma femme petite vietnamienne de 40 kilos écrasée par l’équipement d’explorateur. Didier suit les femmes. Je reste avec Patrick qui est heureux de la découverte de cette nouvelle sensation, le froid négatif. La salle s’assombrit  une nuit polaire s’annonce avec tempête. D’immenses ventilateurs soufflent un alizé qui n’a rien à voir avec celui de nos plages. Patrick s’accroche à moi. « C’est rigolo papa ! » Je ne quitte un immense thermomètre des yeux, la température est tombée à -16 °C « Go, Patrick on s’arrache », malgré les protestations de Patrick nous quittons le congélateur, je crains pour notre santé. Expérience intéressante qui sera suivie de la découverte des pingouins qui batifolent dans un bassin spécial pôle. Nous les trouvons minuscules, on imaginait des manchots. Une planche murale nous explique qu’il y a beaucoup d’espèces de pingouin qui vont de 3,5 kilos à 35 kilos de quelques centimètres à 1,20 m. Pendant que nous déjeunons les enfants vont en balade dans un tracteur à chenille utiliser en Antarctique, une aire vallonnée pour reproduire les sensations de conduite sur les dunes gelées est aménagée pour secouer les passagers. L’après-midi, nnz-gondola.jpgous nous rendons à Gondola au bord du Pacifique à quelques kilomètres de Christchurch, on décide de montée en altitude vers un point de vue en téléphérique qui sert aux skieurs en hiver. Une première pour tout le monde et une grande joie. Nous avons l’impression d’être en hélicoptère, un hélico retenu par un câble. Une surprise, il faut descendre en marche, la ronde des cabines est continue. Le point de vue est magnifique, l’air est frais et revigorant, ce lieu me rappelle Chamonix. Nous avions prévu de visiter un village Maori Tamaki mais il n’ouvre qu’à 6h30 PM alors nous faisons halte dans un golf et nous faisons un parcours sur le « mini putt » un vrai bonheur. J’ai été largement distancé en point par les enfants et même par mon épouse mais j’ai tout misé au 18ème trou que personne n’avait réussi. Je vous fais un « Birdie » et je gagne le tournoi. J’ai gagné !

 

Le lendemain de cette prise en main du véhicule notre probablement meilleure journée nous attendait, Hanmer et son centre de thalassothérapie. J’avais réservé par Steven interposé deux séances de soin de beauté pour Dung et Miriama mon cadeau de Noël aux « females » de notre groupe. Deux heures de trajet nous permirent de découvrir encore plus la campagne nous retrouvions nos moutons, lapins et des vignobles qui nous enchantèrent ainsi que les fruits, fraises ou cerises vendus en bord de route. Tout en cheminant sur une route de plus sinueuse et grimpante dans sa dernière partie, j’ai trouvé la solution à ma question comment font-ils pour tailler leurs haies de pins gigantesques ? Nous devons céder le passage dans un petit village à un « transformer géant », une sorte d’engin comme dans les dessins animés modernes, un robot muni de bras avec, en guise de mains, des disques de tronçonneuses énormes. Voilà donc les élagueurs ! Je comprends que ces engins sont spécialement conçus pour la sylviculture et parfaitement adaptés au pays. Nous trouvons assez facilement le centre de thalasso. Nos réservations sont bien prises en compte et on nous propose des séances de massage pour nous les hommes, moi et mes deux fils, un body massage inoubliable après les bains dans les piscines d’eau de sources chaudes qui vont de 36 à 41°C, un régal. La piscine à 28 °C nous semble glacée. Nous quittons le centre refait à neuf, Dung a rajeuni de 5 ans j’avais déjà l’air d’un vieux C. à coté d’elle, il va me falloir monter la garde. Nous avons repéré en montant sur Hanmer un endroit pour faire du Jet boat et divers activités de montagne. Nous décidons d’y faire une halte au retour. Bonne pioche, on a fait une heure de jet boat dans les rapides au ras des falaises avec un as du pilotage. Grisant, enivrant, pour jeunes ou vieux, une expérience unique au monde. Nous aurions pu gouter à d’autres activités proposées, saut en élastique au dessus de la rivière, quad, ball-trap, canoë, équitation, un bien bel endroit, un bien beau pays. Je conduis au retour mon grand fils et les trois passagers de derrière tombent dans les bras de Morphée dans les premiers kilomètres, je dois me concentrer pour tenir le coup et rester à gauche. Le soir au motel, il est inutile de nous bercer pour dormir, nous tombons KO de bien être.

 

Le jour suivant 24 décembre c’est la journée Patrick, shopping achat des cadeaux de Noël ma carte bleue chauffe. Je délaisse un moment mes enzymes gloutons de cadeaux pour me faire faire un petit massage. Comme en Australie des masseurs chinois tiennent boutique dans les centres commerciaux pour retaper le client qui faibli. Après le massacre de mon dos, je reprends le combat, credit, number, touche OK voir signature du moment qu’on paie, ils ne sont pas difficiles. Nous terminons la soirée au Trevinos un restaurant australien qui nous ne décevra pas question cuisine, la viande c’est du tournedos, les sauces et le reste passe très bien par contre l’ambiance, ce n’est pas Noël, la salle est à nz-au-tervinos.jpgpeine décorée. Comment fêtent-ils Noël les pokens. Le lendemain je découvrirai le poteau rose. La télévision fait défiler des chorales de plusieurs centaines de personnes. Sur les différentes chaines c’est pareil sauf que les acteurs sont de différentes confessions. Pour « Christmas Day » les Néo prient, l’énorme chorale de mormons me laisse à penser qu’ils sont nombreux et les anglicans sont également nombreux ainsi que les pentecôtistes et les autres. Je pense qu’ils sont tous encartés dans une secte quelconque. Le pire c’est dans les rues, pour « Christmas Day » on ne travaille pas, c’est mort, tout est fermé même notre hôtelier ne daigne ouvrir sa réception, il avait prévenu la veille, que de 9h00 à 10h00 mais n’oubliez pas les « rubbish » néanmoins. Ils ont le nez sensible les anglo-saxons et doivent souffrir en visite à Nouméa. On peut faire une ou deux lessives « Yes » pour Christmas Day Steven offre même le sachet de Washing mais un seul, faut pas abuser et surtout faire sa lessive pendant l’heure de travail parce qu’il à l’œil Steven, un sympathique maniaque qui s’étonne de notre envie de bouger pour « Christmas Day ». Merry Christmas !

 

Après cette journée repos obligatoire nous quittons l’île du Sud et son froid avec regret pour nous rendre à Auckland ou je dois passer trois jours et y laisser Didier et sa copine, ils poursuivront sans moi les vacances, ENERCAL m’attend. Une dernière précision, si un Néo vous qualifie de « Captain Cooking », il ne vous prend pas pour un émule de James Cook mais pour un cochon. Le capitaine Cook lors de sa découverte de la Nouvelle Zélande la première fois, en bon marin a lâché des cochons pour d’éventuels naufragés. Les cochons se sont multipliés et pullulent. Les Néozélandais les appellent « Captain Cooking ». 

 

Après un retard au décollage, un mauvais point pour Air New Zealand, une attente du Suttler et un détour interminable pour déposer des surfeurs embarqués avec nous, nous arrivons à l’OAKS en plein Skin city, l’immeuble de 37 étages et de je ne sais pas combien d’appartements est aussi accueillant qu’un central du KGB du temps de l’URSS mais l’aménagement de l’appartement est fonctionnel quoi que pas si net que cela, je m’en étonne, le cleaner est en Christmas Day probablement. Le quartier très proche de Queens Street et de ses nombreux shoppings, le quartier est plutôt chaud. Dans la rue les jeunes croisés ressemblent à des évadés de « Prison Break », des tatoués parfois torse nu car ils sont comme ça les pokens. Au moindre rayon de soleil à poils. Miriama aime bien, c’est crade mais elle aime. Plein de jeunes, des kebabs, des salons de massage et des shows girl’s, ce n’est pas Pigalle parce comme Paris, ils ne savent pas faire mais c’est chaud quand même. En dehors du sempiternel shopping toujours aussi attirant pour ma femme et Miriama. Je n’aime pas la ville, c’est auckland.jpgaffreux. Des bâtiments hétéroclites comme à Christchurch sans aucun goût, de très hautes tours, un petit air de ville américaine, les sirènes hurlantes des pompiers qui traversent la ville vers on ne sait quel drame, ça plait aux enfants, c’est une grande ville mais moi j’en ai vu d’autres. Le lendemain un circuit en car pour découvrir Auckland nous montrera l’immense banlieue pavillonnaire un point de vue remarquable ou paissent des vaches en pleine ville vaut le coup mais c’est la visite du muséum qui est fantastique malheureusement l’heure de visite que nous accorde le chauffeur est bien trop courte. Néanmoins Patrick n’est pas prêt d’oublier les squelettes de dinosaures et Micky les habitations maoris sculptées dans les moindres recoins et bien plus travaillées que nos cases mélanésiennes. Il y a des trésors dans ce muséum, oiseaux empaillés, pingouins, des crapauds, grenouilles parfois vivantes, des meubles, des costumes, d’innombrables objets de collection parfois dans un mélange aussi surprenant que l’architecture. La visite des beaux quartiers ne me fera changer d’avis, nous avons de plus belles maisons en Calédonie.

 

Les enfants n’oublieront pas la journée Rainbow End un parc d’attraction à l’australienne qui les a enchantés. Mon bonheur à Auckland je le trouve avec les restaurants, ils sont nombreux. A Christchurch le choix était limité mais ce n’est  pas le cas à Auckland que j’ai vécu mes meilleurs moments kiwis Cependant, je n’ai qu’une hâte c’est retourné au froid dans un an ou deux suivant mes finances pour découvrir Queenstown, Nelson et les autres villes du Sud.

P.J Nouméa le 04 janvier 2009