2007 SILO à Hienghène

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Ma journée au Silo 2007
 
Je suis parti de Nouméa, le cœur joyeux et la fleur au pot d’échappement, mardi vers midi pour monter à Hienghène. En fin de journée, après 400 kilomètres de route, je suis arrivé au seul gîte qui avait des chambres de libre, Mandalia à Touho. De cet endroit idyllique, j’ai fait ma première photo, un couché de soleil sur le magnifique lagon en bordure de la route en face du gîte.
 
Le lendemain, dès l’aube, vers 8h30 du matin, j’ai repris la route en direction de Hienghène. Je me suis arrêté au point de vue qui surplombe le village pour me faire tirer en photo devant la poule couveuse pour avoir un alibi au cas où. De cet endroit, j’ai repéré la salle omnisport transformée en espace de conférence et d’exposition avec les drapeaux du FNLKS et de la France flottant fièrement au vent de part et d’autre de l’entrée. De loin, il m’a semblé que les voitures de RFO étaient plus nombreuses que celles des visiteurs. RFO avait mis le paquet sur l’événement cela ne faisait aucun doute.
 Dès que j’ai pénétré dans l’immense salle, je me suis précipité à l’espace librairie pour vérifier la présence de mon livre « Coup de soleil sur Caillou ». Ouf ! Il était là, à quelques centimètres des nombreux livres de John Coetzee, le prix Nobel de littérature. En attendant la réédition du « Silure des Davenport » mon premier polar, mon unique livre présent sur la table me déclencha une bouffée d’orgueil qui faillit faire exploser mes chevilles. De joie, j’achetai n’importe quoi, « Fondus au noir » de Roland Rossero édité par Grain de sable et « Le cri de l’Acacia » édité par Au vent des Iles de mon amie Claudine Jacques pour être certain d’avoir une bonne lecture pour ma soirée. J’ai cherché en vain Philip Mac Laren pour lui demander une dédicace d’Utopia son polar des éditions de la Traversée que j’avais amené de Nouméa tout exprès, puis j’ai assisté à une causerie du docteur Firmin Musard fort intéressante avant d’aller déjeuner.
 L’après-midi, j’étais de retour bien décidé à assister à un maximum de débats et de conférences. J’ai particulièrement apprécié la table ronde sur la diffusion de la lecture publique en Nouvelle-Calédonie animé par le brillant et éloquent Frédéric Olhen. Les maisons d’éditions du territoire étaient presque toutes représentées. Monsieur Gilles Colleu des éditions Vent d’ailleurs m’a enthousiasmé par son dynamisme, d’autant qu’il a dû batailler pendant son intervention avec des trombes d’eau qui s’abattaient sur la salle omnisport en rendant par intermittence son discours inaudible. Monsieur Colleu représente la petite maison qui n’a pas peur des gros. Il milite au sein d’une alliance de 75 éditeurs de 40 pays pour la bibliodiversité. Il a été très convainquant sur le fait, qu’il faut mieux être grand (auteur) chez un petit éditeur que petit chez un grand. Marc Gouverain qui représentait Acte Sud ne l’a pas démenti.
 
Mon seul regret c’est que l’éditeur qui m’a permis d’être publié, l’Harmattan, ne soit pas présent. Pourtant, madame Colombani directrice de collection et chargée de mission pour le livre et la lecture en Nouvelle-Calédonie aurait enrichi le débat avec une autre approche. A part cette absence qui aurait pu mettre de l’animation, mon premier Silo a été très enrichissant. J. P
 
PS : J’ai réussi à obtenir une dédicace de Philip Mac Laren. Pendant la table ronde, il a eu l’invraisemblable idée de casser un pied de sa chaise pour que je le repère dans la salle en constatant que je ne savais pas communiquer par télépathie comme lui. Le procédé n’a pas été discret, il a fait un raffut du diable. Il tenait absolument à me rencontrer car il y a peu de grands auteurs de polars calédoniens !